Développement

Une app « toute simple » : ce qu’elle doit vraiment savoir faire

Hors connexion, connexion Apple et Google, validation des stores, mises à jour d’iOS : tout ce qu’une application mobile, même simple, doit gérer en coulisses.

Publié le 31 octobre 20263 min de lecture

« C’est une app toute simple : trois écrans et un bouton. » On l’entend souvent, et c’est vrai… vu de l’extérieur. Derrière ces trois écrans, une application mobile doit gérer une longue liste de situations que l’utilisateur ne voit jamais, sauf quand elles sont mal gérées. Voici ce qui se cache derrière une app « simple », et pourquoi c’est ce qui fait la différence entre une app qu’on garde et une app qu’on désinstalle.

Sur le téléphone de vos utilisateurs

  • Tous les écrans. Du petit iPhone à la tablette Android, avec l’encoche, la barre de navigation et le clavier qui prend la moitié de l’écran.
  • Les vieux téléphones. Une partie de vos utilisateurs a un appareil de quatre ou cinq ans, plus lent et avec moins de mémoire.
  • Le mode sombre et les grandes tailles de texte, que beaucoup activent sans y penser.
  • Le réseau qui coupe. Dans le métro, en montagne, dans un ascenseur : l’app ne doit ni planter ni perdre ce que l’utilisateur était en train d’écrire.
  • La batterie. Une app qui interroge le serveur en permanence ou suit la position sans raison se fait vite désinstaller.
  • Les autorisations. Caméra, photos, notifications, position : il faut les demander au bon moment, expliquer pourquoi, et prévoir ce qui se passe quand l’utilisateur refuse.

Les comptes et les données

  • Se connecter avec Apple et Google, en plus de l’e-mail, et lier ces comptes entre eux.
  • Rester connecté sans redemander le mot de passe à chaque ouverture, en toute sécurité.
  • Changer de téléphone sans perdre ses données, ses achats ni son historique.
  • Supprimer son compte depuis l’app : c’est obligatoire sur l’App Store comme sur Google Play.
  • Protéger les données et les décrire précisément dans les formulaires de confidentialité des stores.

Les stores

  • Passer la validation d’Apple, qui peut refuser une app pour un détail : un texte flou sur l’usage des données, un compte de démonstration manquant, un bouton qui ne mène nulle part.
  • Gérer les achats intégrés : abonnements, essais gratuits, restauration des achats et commission des stores.
  • Suivre des règles qui changent chaque année, chez Apple comme chez Google.
  • Forcer une mise à jour quand une ancienne version ne fonctionne plus avec le serveur.

Notre guide publier une app sur l’App Store et Google Play détaille ces étapes.

Après la sortie

  • Survivre aux nouvelles versions d’iOS et d’Android. Chaque automne, une nouvelle version d’iOS arrive sur des millions de téléphones en quelques semaines, et peut casser une app non maintenue.
  • Envoyer la bonne notification au bon moment, sans devenir envahissant.
  • Savoir quand l’app plante, sur quel téléphone et pourquoi, avant que les avis négatifs ne le disent.

Pourquoi on vous raconte tout ça

Pas pour vous décourager : toutes ces situations ont des solutions connues. Mais elles expliquent pourquoi deux devis pour « la même app » peuvent varier du simple au triple. Le moins cher a souvent oublié la moitié de cette liste, et c’est après le lancement qu’on s’en rend compte.

Quand vous comparez des propositions, posez ces questions : l’app fonctionne-t-elle hors connexion ? Qui gère la publication et les refus ? Que se passe-t-il à la prochaine version d’iOS ? Les comptes stores seront-ils à votre nom ?

Chez nous, ces points font partie du travail dès le premier jour, MVP compris. Pour les budgets, lisez notre guide sur le prix d’une application mobile.

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